Tomb Raider

Tomb Raider

 

Date de sortie 19 Juillet 2018 (1h 58min)

 

Nationalité américain

 

Lara Croft, 21 ans, n’a ni projet, ni ambition : fille d’un explorateur excentrique porté disparu depuis sept ans, cette jeune femme rebelle et indépendante refuse de reprendre l’empire de son père. Convaincue qu’il n’est pas mort, elle met le cap sur la destination où son père a été vu pour la dernière fois : la tombe légendaire d’une île mythique au large du Japon. Mais le voyage se révèle des plus périlleux et il lui faudra affronter d’innombrables ennemis et repousser ses propres limites pour devenir « Tomb Raider »…

Faire du neuf avec du vieux. Hollywood a tendance à appliquer un peu trop la recette ces dernières années en cas de gros manque d’inspiration. Et c’est toujours quitte ou double. 2017 en a encore été le parfait exemple, entre le très moyen La Momie qui, malgré la présence de Tom Cruise au générique, n’a pas soulevé les foules (410 millions de dollars de recettes mondiales, dont 91 millions en Chine) et Jumanji – Bienvenue dans la jungle qui a surpris tout le monde en occupant la première place du box office US sept semaines de suite (près d’un milliard de dollars de recettes mondiales). Alors forcément, quand l’annonce du casting du nouveau Tomb Raider a été faite il y a deux ans, des dents ont grincé. Parce qu’on ne touche pas aux jeux vidéo. Parce qu’on ne touche pas à la Lara Croft hypersexualisée portée à l’écran par Angelina Jolie dans Lara Croft : Tomb Raider (2001) et Lara Croft – Tomb Raider : le berceau de la vie (2003). A tous ceux qui ont crié sur les toits qu’Alicia Vikander n’était « pas Lara », on ne peut que leur donner tort. Et leur renvoyer cette réplique du film qui lui est adressée : « j’ai sous-estimé son courage ». Car l’actrice suédoise, oscarisée en 2016 pour The Danish Girl, ne pouvait être plus parfaite pour incarner cette Lara 2.0 qui, en partant à la quête de son père, va réveiller l’héroïne ultra-badass qui sommeille en elle. De la jeune Londonienne qui peine à remporter un combat de boxe à l’aventurière qui tue à mains nues, l’histoire originelle de l’archéologue devenue guerrière se déroule avec d’autres repères. Pas d’armes à feu mais ses poings, son arc et ses flèches. Pas de mini-short mais un treillis. C’est que le Tomb Raider réalisé par Roar Uthaug reprend à sa sauce la trame générale du reboot du jeu vidéo en 2013. Ainsi que quelques-unes de ses scènes les plus impressionnantes, comme celle où la vie de Lara Croft est suspendue à une carcasse d’avion. De quoi se croire presque dans un jeu vidéo, manettes en main, même dans la mise en scène.Alors bien sûr, tout ça est passé à la moulinette hollywoodienne, avec ses bons sentiments et ses incohérences – la batterie du caméscope qui ne s’est pas vidé en sept ans, vraiment ? Mais l’ensemble fonctionne, l’action nous prend et Alicia Vikander nous emmène dans son parcours sans fin qui nous fait nous demander comment et quand elle recharge les siennes, de batteries. 1h58 de muscles et d’énigmes destinées à nous pousser tout droit vers un deuxième, voire un troisième film. Avec la célèbre tresse et les pistolets qui vont avec. Fallait-il rebooter Tomb Raider ? Vous l’aurez compris, c’est un grand oui.

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