The Foreigner

The Foreigner

Nationalités chinois, britannique

 

A Londres, un modeste propriétaire de restaurant de Chinatown va tenter de retrouver les terroristes irlandais responsables de la mort de sa fille.

Les productions occidentales n’ont jamais vraiment tiré parti du talent de Jackie Chan, le cantonnant le plus souvent à un rôle de clown hilare, distributeur de gentils bourre-pif rigolos. Ainsi Brett Ratner préférait-il offrir au génie de Drunken Masters 2 un toucher rectal pratiqué par Roman Polanski dans Rush Hour 3 plutôt qu’une scène d’action à sa hauteur. Heureusement, Martin Campbell a un autre programme en tête.

JACHIE ARRIVE A PIED PAR LA CHINE

Quand le réalisateur de Goldeneye et Casino Royale nous plonge au cœur d’un récit vengeance old school, embarquant donc ce bon vieux Jackie mais également son vieux camarade Pierce Brosnan, on espère avoir affaire à un film d’action satisfaisant. Et de ce côté-là en effet, l’homme qui a dépoussiéré James Bond en a encore sous le pied.

On n’avait tout simplement pas vu Chan aussi à l’aise, disposant d’un rôle véritablement écrit, quand bien-même ses enjeux demeurent simplistes. Le comédien incarne ici un ressortissant chinois en deuil, décidé à faire la lumière sur l’attentat qui a causé la mort de sa fille, et si possible, en tuer les auteurs en transformant leurs articulations en purée et pourquoi pas en concassant les dents de leurs familles au passage.

Voilà une note d’intention qui nous renvoie aux grandes heures du polar hard boiled, de la vengeance cinématographique qui n’a pas peur de s’aventurer sur le terrain de la violence salvatrice, des gueules cassées et d’une rafraîchissante amoralité. Le réalisateur Martin Campbell permettant à son comédien principal de jouer de l’âge de ses rotules, assumer son âge tout en emballant des cascades que la plupart de ses successeurs doivent lui envier.

 

Photo Jackie Chan

 

JUSQU’OU IRA-T-IL ?

Le résultat est donc un plaisir inattendu, bienvenu sur grand écran, souvent spectaculaire et toujours nerveux. Du moins… Pendant la moitié du métrage. En effet, pour une raison mystérieuse, The Foreigner se détourne de Jackie Chan pour se focaliser sur une intrigue secondaire (largement éludée par la promotion du film) consacrée à une enquête interne à l’état-major de l’IRA. On ne comprend pas bien si cet arc narratif est là pour attirer le public occidental qui n’aurait que faire des motivations de Jackie Chan, ou se donner des airs de hauteur de vue, se déguiser en thriller politique.

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