KINGSMAN : LE CERCLE D’OR

KINGSMAN : LE CERCLE D’OR

 

KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis.
Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.

Au QG de Kingsman, on est en pleine auto-congratulation. Grâce à Eggsy, les plans du vilain Valentine ont été contrecarrés et le jeune espion a peu ou prou sauvé le monde. Sauf que la nature a horreur du vide, et que ça marche aussi pour ce qui est des « méchants très méchants qui veulent tuer beaucoup de gens dans des plans diaboliques qu’ils expliquent longuement face caméra » : arrive Julianne Moore, alias Poppy Adams, parfaite psychopathe plutôt très dangereuse.
Jusque là, rien de neuf et Kingsman déroule le scénario d’un film « classique » d’espions gentils face aux méchants, type James Bond et autres Mission: Impossible.

Si ce n’est que Kingsman est un film un peu à part, parce que son créateur, Matthew Vaughn a vu comme nous tous les films d’espions et en a fait un mélange très « punk ». C’est là le secret de la réussite du premier Kingsman. C’est également le secret – devenu de polichinelle – de la réussite de ce second volet.
Tordre la réalité des films d’action et s’en amuser. Là où les autres deviennent – trop – sérieux, jouer la carte du tout est possible, des gadgets. De quoi nous rappeler le bon vieux temps où 007 sautait en pull de barrages pour rentrer dans un avion en train de s’écraser, le redresser et voler vers le soleil couchant (Goldeneye, what else?).
Kingsman serait alors l’héritier de la part la plus « WTF » de la franchise de Ian Fleming, rattrapée par un souci de réalisme ? Pourquoi pas… Et c’est là aussi le plaisir de retrouver nos héros préférés !

 

On prend les mêmes (parce qu’ils sont parfaits) et on recommence donc, en les creusant un peu, bien sûr, et en leur adjoignant, trouvaille géniale, les Statesmen. Une agence privée, jumelle de nos héros, mais aux États-Unis. Ils ne se planquent donc pas chez un tailleur de Savile Row, mais dans une distillerie du Kentucky, logique. Et, là où on sait que nos Kingsmen sont très dangereux avec un parapluie, eux se défendent au… lasso. Forcément. Et on ne va pas bouder notre plaisir à voir débarquer dans cet univers où tout peut arriver, avec le sourire en coin de rigueur, Channing Tatum, Halle Berry et Jeff Bridges !

C’est là aussi le plaisir de Kingsman. Une histoire qui surprend un peu, mais surtout la joie de retrouver des personnages à l’humour efficace, à l’impertinence so British, le tout dans un mélange subtil entre réalisme et artifice.
Car, si les combats sont parfaitement chorégraphiés, si la mise en scène est inventive, le film n’hésite pas à jouer aussi avec quelques images qui étonnent et sortent du divertissement grand public pur. Comme celle d’un président américain qui joue contre son peuple à des tours de « cages » dans des stades pour enfermer une population qu’on préfère ne pas voir… Des thèmes qui résonnent aussi fort que le discours de Julianne Moore, qui se désole que les lobbies du tabac et de l’alcool soient légaux, alors que son business la force à rester dans l’ombre. Un peu, un tout petit peu de sérieux dans un monde de fun.

Car enfin, le plaisir de Kingsman, c’est celui là, celui du fun, le bonheur de nous emmener dans une balade en « grand huit » dont on ressort avec le sourire, et en attendant le troisième volet, promis à demi-mot par le réalisateur. Bloody amazing !

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