Justice League

Justice League

Nationalité américain

Après avoir retrouvé foi en l’humanité, Bruce Wayne, inspiré par l’altruisme de Superman, sollicite l’aide de sa nouvelle alliée, Diana Prince, pour affronter un ennemi plus redoutable que jamais. Ensemble, Batman et Wonder Woman ne tardent pas à recruter une équipe de méta-humains pour faire face à cette menace inédite. Pourtant, malgré la force que représente cette ligue de héros sans précédent – Batman, Wonder Woman, Aquaman, Cyborg et Flash –, il est peut-être déjà trop tard pour sauver la planète d’une attaque apocalyptique…

Après les retours mitigés sur Man of Steel et Batman VS Superman, DC/Warner ont pris une décision radicale : arrêter de faire des films liés les uns aux autres afin de se concentrer uniquement sur les histoires et les personnages. Autrement dit : « On fait l’inverse de Marvel qui passe son temps à faire des clins d’oeils aux films du passé et du futur, quitte à oublier les scénarios originaux à la maison ». Et si l’histoire de Justice League n’est pas renversante avec une menace pas du tout exploitée/passionnante (la faute au remontage express ?), les personnages eux sont parfaitement mis en avant. Justice League Ainsi, malgré une introduction expédiée un peu trop rapidement pour The Flash, Aquaman et Cyborg (deux heures de film c’est trop peu), Justice League réussit tout de même l’exploit de les intégrer magnifiquement à la Team en posant les bases de leurs personnalités/atouts et en faisant naître des promesses pour le futur. Et c’est clairement le point fort de ce film : cette Team fonctionne parfaitement du début à la fin et se complète exactement là où il y en a besoin sans en faire de trop. Résultat, on s’attache en deux secondes à tous ces personnages, on vibre avec eux et on ne souhaite plus les quitter. Une situation inédite comparée aux précédents films, qui montre la réelle évolution entamée par DC. Mais si la Team fonctionne aussi bien c’est également grâce à l’ambiance générale du film. Oubliez le ton sombre et chaotique des autres longs-métrages, Justice League se veut plus léger et fun. De quoi donner naissance à une pâle copie des Marvel ? Pas du tout. Grâce à l’apport des nouveaux personnages (notamment Aquaman et The Flash qui volent la vedette aux autres), l’allègement du ton qui devient plus coloré se fait tout naturellement. Rien ne paraît forcé et on a le droit à un humour ultra efficace grâce à un choc des mondes entre l’univers sombre/froid de Bruce Wayne, la coolitude/badasserie d’Arthur Curry ou la naïveté/inexpérience de Barry Allen. Chaque blague sonne juste, ce qui est à la fois rafraîchissant et… un soulagement. Un film de transition qui fait le boulot Enfin, si Justice League n’est pas aussi créatif et maîtrisé que Man of Steel et Batman VS Superman (malgré leurs défauts, il y a une réelle vision d’auteur derrière), ce film possède quelques séquences particulièrement jouissives qui sentent bon la patte Zack Snyder. On ne peut évidemment pas vous les citer au risque de vous gâcher la surprise, mais malgré ses faiblesses scénaristiques et de rythme, Justice League nous en met plein les yeux quand il le faut. C’est souvent court, mais on prend.

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