HHhH

HHhH

Nationalités français, britannique, belge, américain

 

L’ascension fulgurante de Reinhard Heydrich, militaire déchu, entraîné vers l’idéologie nazie par sa femme Lina. Bras droit d’Himmler et chef de la Gestapo, Heydrich devient l’un des hommes les plus dangereux du régime. Hitler le nomme à Prague pour prendre le commandement de la Bohême-Moravie et lui confie le soin d’imaginer un plan d’extermination définitif. Il est l’architecte de la Solution Finale.

Face à lui, deux jeunes soldats, Jan Kubis et Jozef Gabcik. L’un est tchèque, l’autre slovaque. Tous deux se sont engagés aux côtés de la Résistance, pour libérer leur pays de l’occupation allemande. Ils ont suivi un entraînement à Londres et se sont portés volontaires pour accomplir l’une des missions secrètes les plus importantes, et l’une des plus risquées aussi : éliminer Heydrich.

Au cours de l’infiltration, Jan rencontre Anna Novak, tentant d’endiguer les sentiments qui montent en lui. Car les résistants le savent tous : leur cause passe avant leur vie. Le 27 mai 1942, les destins d’Heydrich, Jan et Jozef basculent, renversant le cours de l’Histoire.

 

Sans pathos, avec un sens de l’image bluffant (à la limite de la « joliesse »), le réalisateur français signe une fresque historique ambitieuse en anglais – elle est destinée au marché international – qui explore la face sombre et lumineuse de l’humanité.

Si le film de Jimenez reste narrativement plus classique que le roman dont il s’inspire, on retrouve le goût du réalisateur de La French pour les mises en scène à l’esthétique appuyée, et pour la représentation du pouvoir.

Récit violent qui ne tait aucune des exactions perpétrées par les Emsatzgruppen, « HHhH » pose la question de « l’inhumain », chère à Hannah Arendt, tout en se concentrant in fine sur la dimension essentielle du sacrifice des résistants.

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