Cinquante Nuances plus claires

Cinquante Nuances plus claires

Date de sortie 6 Juin 2018 (1h 46min)

 

Nationalité américain

 

Interdit aux moins de 12 ans

 

Pensant avoir laissé derrière eux les ombres du passé, les jeunes mariés Christian et Ana profitent pleinement de leur relation tortueuse et partagent une vie de luxe. Mais alors qu’Anastasia commence tout juste à s’adapter à son nouveau rôle de Madame Grey et que Christian s’ouvre finalement à elle, de nouvelles menaces viennent mettre en péril leur vie commune avant même qu’elle n’ait débuté.

Le troisième volet de la saga érotique «Cinquante Nuances plus claires» nous divise. Mièvre ou sexy ? A vous de voir.

CONTRE : très cucul. Le troisième roman d’E.L. James était le pire de la trilogie, le film suit son chemin. En pire. Alors que la saga a bâti sa réputation sur son côté sulfureux, avec cette liaison sadomaso entre Anastasia, jeune étudiante, et Christian, play-boy milliardaire, on ne compte dans ce dernier opus que cinq scènes de sexe — et encore, pas toutes sur le registre «fais-moi mal».

C’est qu’Anastasia et Christian se sont mariés au terme du deuxième volet : on lève le pied sur les parties de jambes en l’air, on réserve cravache et menottes pour les grandes occasions. Cet ultime épisode préfère se disperser dans une pseudo-intrigue policière cousue de fil blanc, avec un méchant trop vite identifié, incarné par un certain Eric Johnson : un monsieur qui a le charisme d’une porte et qui, pour compenser, surjoue en permanence. Jusqu’au ridicule.

Question charisme, on a connu Dakota Johnson et Jamie Dornan, qui campent les deux héros, mieux inspirés. A leur décharge, ils n’ont pas vraiment l’air dirigés par James Foley, réalisateur de pépites cultes («Comme un chien enragé») dans les années 1980 et qui depuis semble avoir perdu la main. Il enfile les perles sur le registre de la mièvrerie, force sur les musiques tristes pour les séquences tendues et les tubes pop pour les scènes d’action. Et nous inflige des plans comme on n’en fait plus au cinéma, tel ce zoom sur Christian Grey au piano, torse nu, qui pousse la chansonnette avec l’air affligé. Moins affligé que nous, cependant…

POUR : renversant. On aime sans nuances et sans préliminaires. Un mélange d’élégance, d’érotisme et d’action. Après le succès planétaire des deux premiers opus inspirés des romans d’E.L. James, le dernier volet de la saga, «Cinquante Nuances plus claires», se montre à la hauteur de sa réputation. Probablement le meilleur de la trilogie, ce film captivant attirera à nouveau les amoureux le soir de la Saint-Valentin et les personnes à la recherche de quelques extras dans leur ordinaire. Jamie Dornan fouette l’écran en Christian Grey plus sexy que jamais, tourmenté par ses démons et rattrapé par son passé. Plus tendre et affectueux qu’auparavant, l’homme d’affaires laisse place à un personnage touchant et attachant, dans tous les sens du terme…

Dakota Johnson, qui incarne le rôle de l’envoûtante et sensuelle Anastasia, se révèle complètement désinhibée à l’écran, toujours prête à faire tourner autant de têtes. Tandis que sexe et passion rythment les aventures du couple le plus glamour du moment, le suspense quant aux intentions de Jack Hyde, l’ennemi des deux amants, vous poussera à regarder le film jusqu’au bout sur un rythme haletant.

«Cinquante Nuances plus claires» nous fait voyager une dernière fois au coeur de l’histoire d’amour d’un couple aux multiples facettes. Décors prestigieux, costumes et robes hyperglamours, scènes d’action et rebondissements, la bande originale et le scénario du film de James Foley sont dignes d’un cinéma américain caressant et prenant. Alors, M. et Mme Grey auront-ils droit à un happy end ? Une fin épatante qu’on vous laisse découvrir.

 

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