Cessez-le-feu

Cessez le feu

 

Cessez-le-feu1923. Georges, héros de 14 fuyant son passé, mène depuis quatre ans une vie nomade et aventureuse en Afrique lorsqu’il décide de rentrer en France. Il y retrouve sa mère et son frère Marcel, invalide de guerre muré dans le silence. Peinant à retrouver une place dans cet Après-guerre où la vie a continué sans lui, il fait la rencontre d’Hélène, professeure de langue des signes avec qui il noue une relation tourmentée…

Dans « Cessez-le-feu » d’ Emmanuel Courcol. Grégory Gadebois apporte une puissance étonnante à un personnage de vétéran de la Première guerre mondiale devenu muet après les combats. Un regard tendre et cruel sur les traumatismes psychologiques liés à la guerre. Drame interprété par des acteurs brillants, « Cessez-le-feu » a pour toile de fond une période peu traitée par le cinéma français, les années folles. Courcol propose une mise en scène élégante en quête d’authenticité. Un drame poignant sur le stress post-traumatique, servi par une belle distribution.( cessez le feu.)

 

Un sujet personnel

L’origine de ce film se déroulant en 1923 se trouve dans l’histoire personnelle d’Emmanuel Courcol. La Première Guerre mondiale faisait ainsi partie de son univers d’enfant par le biais de l’un de ses grands pères qui y avait combattu. « Je ne l’ai pas connu mais il y avait beaucoup de photos de lui en uniforme dans la maison, des cartes postales du Front… on jouait avec son casque… Il appartenait à la mythologie familiale. Il avait 20 ans en 1914 et s’est coltiné toutes les batailles jusqu’à celles des Balkans en 19. À la fin de la guerre, il avait été décoré et était redevenu instituteur », confie le metteur en scène.( cessez le feu )

Les Années Folles

Cessez-le-feu se situe dans les Années Folles, cette période qui a suivi la Première Guerre mondiale et qui, selon Emmanuel Courcol, n’a pas été si souvent que ça traitée au cinéma. Il explique : « L’après-guerre, comme la guerre, génère toujours de considérables affaires et toutes sortes de trafics, en plus de la folie liée à l’étonnement et la culpabilité d’avoir survécu. Après avoir détruit il faut reconstruire, et la guerre de 14 avec l’immense chantier de réhabilitation des champs de bataille n’a pas failli à la règle, avec ses fortunes qui se sont bâties sur le commerce de l’exhumation des corps, la récupération des métaux, le nettoyage et la reconstruction des 4 000 villages détruits ou rayés de la carte… » ( cessez le feu )

Source d’inspiration

Pour l’écriture de la partie du film se déroulant en Afrique, Emmanuel Courcol s’est appuyé sur le livre « L’Etrange destin de Wangrin » écrit par Hampaté Bâ, qui raconte l’histoire d’un interprète de l’administration coloniale des années 1910 qui a vraiment existé. « Ce livre drôle et féroce m’a permis de saisir l’esprit africain et de me plonger dans toute cette époque coloniale en Haute-Volta du point de vue des autochtones. Je ne voulais pas que l’Afrique soit réduite à un décor exotique mais qu’elle existe le plus justement possible », précise le réalisateur.

Tournage en Afrique

Le tournage en Afrique a été synonyme d’aventure compte tenu de la volonté d’Emmanuel Courcol et son équipe de trouver des décors encore vierges et souvent difficiles d’accès. Les séquences villageoises ont été tournées dans des villages reculés du Burkina et du Sénégal, avec la participation des populations locales. Le metteur en scène se rappelle : « La séquence de la réparation du camion au début du film a été tournée avec le forgeron du village dans sa propre forge, fidèlement à ses traditions. De même pour l’épisode des chasseurs de brousse joués par d’authentiques Dozos Burkinabés, de l’arrestation de Georges jusqu’à son initiation selon le véritable rituel de la Confrérie. »

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